Pauvre Shérazed

Publié le par Nadir KATEB Auteur

Ô toi ardente pensée, belle et désemparée
Pleine de troubles souillées de consciences
Tu t’es soumise aux volontés de ta science
Et laissée guidée par des aveuglés

Oubliée par tes tortionnaires au fond de ce puits
Tu continues à donner raison à ceux qui ont tort
Tu renonces honteusement  à briser ce fichu sort
Enchainant ton cœur à tes petites chevilles

Grave tes fantasmes sur mon blasé corps
Je saurai les garder pour toi
Sans menu  regret ni infime remord
De cet abus ignoble, femme délivre toi

Ecris ta rébellion et ton courage
Et livre au loin, toi seule, ton combat
Là où nul cœur humain ne bat
Là où reposent les pensées sages.

 

 

                                                               Texte intégral du poème initialement écrit en août 2012

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Publié dans Les mots qui soignent

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